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Flurry| Oil on Panel | 24″ x 18″work in progress

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"Petunia’s Peril" and "Indecent Pink"

by Marina Nelson


Ëtre obsédée par les même mots au point de n’avoir que ceux-ci au bout des doigts (paradoxe, demain, exister, translucide, yeux). Construire ses phrases de la même façon chaque fois pour déconstruire la même idée tous les jours.

Je commence par dire que je déteste écrire au je.
Je voudrais aussi mentionner que je déteste écrire tout court et encore plus lire ce qui est écrit court ou long.
Finissions par contempler le fait que j’exècre le lyrisme, surtout celui des jeunes filles qui écrivent leurs pensées sur internet.


Paradoxe ou j’aimerais ça ne plus avoir le gout d’écrire (ce n’est pas vrai) suite

À force d’être le lion encagé dans ma tête j’ai eu le temps de digérer trois fois ce que j’avais à dire, sans toute fois me pratiquer à parler. Plutôt dire que j’entretiens un rapport de prédation direct avec moi-même. Petits barreaux de neurones, j’essayerais peut-être de les limer avec un couteau que je recevrais dans un gâteau de fête. Puisque je suis un mauvais gardien de prison, peut-être que je me laisserais faire. Entoucas, j’essais de vomir des paroles ici et là, ce qui forme une petite flaque à l’extérieur de la porte de ma cellule, rien à voir avec les torrents de discours que je vois défiler devant moi. “Si tu as quelque chose à dire dis le où tais-toi.” Pas si facile.

Résultat: les idées se buttent comme un mur, éclaboussent ici et là, restent enfermées. Elles doivent se récupérer, faute de pas pouvoir se vider. Comme si parler c’était jeter des idées à la poubelle, les dire une fois pour ne plus y penser. Bref, moi c’est plutôt le compost, les influx nerveux comme des vagues qui effritent les parois de mon cortex. Tout va finir par se dissoudre, avec chance peut-être qu’on assistera à la formation de cristaux. Sinon, des coquillages comme artéfact.

C’est pour ça qu’à chaque fois j’échappe des petites phrases, toujours les mêmes, celles qui circulent et qui de temps en temps pensent qu’elles peuvent passer la barrière qui me sépare du monde. La frustration d’avoir les pieds suspendus au dessus du vide et de n’avoir comme lien avec la réalité que la croyance d’y être tombée. Être séparée de l’univers des autres. Tout de même, je me plaît assez bien des rapports vaporeux que j’entretiens avec le sensible. L’impression de toujours rêver, de jouer au jeu d’être moi. Être libre de tout, même justement d’être moi.

Bref, mes discours, on le sait déjà, sont toujours les mêmes (précisons que tous les discours en général sont toujours au mêmes de toute façon): ô cruelle douleur d’être un moi suivi de ô songe inéspéré de l’autre .

Comme j’ai cru le démontrer au cours de ma vie, le langage est un langage non adapté à ma réalité. Il faut comprendre que la communication peut s’établir de plusieurs façons que nous nous buttons à ignorer. Il y a les mathématiques, pour mettre en mots la trajectoire de la bourrasque qui te décoiffe. La chimie, qui déchire quand l’autre est proche. La parole des mains qui fondent sur les corps. Et enfin, ce que je préfère, les yeux.

C’est ce que je dis à chaque fois: deux yeux parfaitement ronds, comme un tréma sur les lettres du corps. Lire dans cet accent ce qu’on cherche au fond la gorge. Ou plutôt les yeux comme des boutons synaptiques à l’extrémité des barreaux cervicaux. On peine à reconnaitre les choses non tangible. Pourtant, les neurones ne se touchent pas, elles communiquent entre elles à travers le vide, c’est la synapse.

C’est un fractal. Si la synapse existe entre les cellules de mon cerveau, elle peut très bien exister entre les cellules qui forment le nous, la collectivité. Concevoir l’espace vide entre les regards comme la synapse des êtres. Une pensée nonchalante qui n’a rien à faire du fait que les cerveaux sont physiquement séparés.


En revenir au point final de cette histoire: le mal d’être suivi du réconfort oculo-cérébral. Dépasser l’immobilité de mes lèvres. Libre de tout, des conventions polies, des choses, des explications, des mots. Souvent, c’est douloureux d’être, de constater qu’une vieille carcasse nous fait exister à l’extérieur de toute autre chose. Chercher dans l’autre l’anéantissement des barrières qui nous confinent aux limites de notre corps. Le flot ininterrompu des pensées. Être compris, être un, une idée récurrente. Sinon, sans l’autre, l’anéantissement des barrières devient l’anéantissement tout court.


Exutoire des remous / tentative 19

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If you’re going through hell, keep going. | via Tumblr en We Heart It.

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(via 6yung6blood6)


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adriandiscipulo:

"Oh, how punk"

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Monami Frost is perfect na We Heart It.

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Dusk, Piotr Stachiewicz

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